Aller au contenu principal
← Tous les articles

Cahier des charges : clarifier avant de construire

Un site, un outil métier ou tout projet web qui dérape a presque toujours débuté sans objectif écrit. Les 5 questions à se poser et ma méthode de cadrage.

Quand un projet de site ou d'outil dérape, la cause est rarement technique. Le plus souvent, personne n'a écrit, noir sur blanc, à quoi il devait servir.

Le devis grossit et la mise en ligne recule. À la fin, l'outil fonctionne, mais il répond mal à la question du départ, parce qu'elle n'a jamais été posée avec précision.

« On verra plus tard »

Ce sont trois mots que j'entends souvent en début de projet. « Les textes, on verra plus tard. » « Les droits d'accès, on verra plus tard. » « Ce que ça doit faire exactement, on verra plus tard. »

Chacun paraît raisonnable. Ensemble, ils font un projet sans fondation. Ce qu'on reporte au début se paie en semaines à la fin, parce qu'une décision prise tard oblige souvent à défaire ce qui a déjà été fait.

Ce qu'un cahier des charges change

Un cahier des charges répond par écrit à cinq questions :

  1. À quoi ce projet doit-il servir ? « Avoir un site » ne suffit pas. Plutôt : « qu'un client potentiel comprenne en trente secondes ce que je fais et me contacte », ou « que je retrouve un dossier client en dix secondes au lieu de fouiller trois fichiers ».
  2. Pour qui ? « Les entrepreneurs » ne veut rien dire. Une personne précise, dans une situation précise.
  3. Quel problème résout-il ? Ce qui coince aujourd'hui et pousse à chercher une solution.
  4. Qu'est-ce qui doit être possible à la fin ? Les actions concrètes : réserver, valider, retrouver un dossier, être prévenu.
  5. Qu'est-ce qui n'en fait pas partie, pour l'instant ? C'est la question la plus utile, et la plus oubliée. Savoir ce qu'on laisse de côté protège le budget et les délais.

Pour un site, cela prend souvent une page. Pour un outil métier, quelques pages. Dans les deux cas, ce travail est bien plus court que les semaines qu'il évite.

Comment je travaille

C'est la méthode que j'applique, que vous vouliez un site ou un outil sur-mesure.

1. L'appel de qualification. Trente minutes, gratuites. On regarde si votre besoin et mon métier vont ensemble, et dans quel ordre de budget on se situe. Aucun engagement, aucun cahier des charges à préparer.

2. Le cadrage. On cartographie votre façon de travailler et on la traduit en spécifications : ce que l'outil ou le site doit faire, et pour qui. Vous repartez avec un cahier des charges complet, même si vous décidez de construire ailleurs. À partir de 1 500 € HT pour un projet logiciel.

3. La réalisation. On construit, par phases, avec un forfait fixe pour chacune. On commence par ce qui vous fait gagner du temps tout de suite, puis on étend.

L'ordre compte. On ne chiffre pas un logiciel à l'aveugle : on l'estime après avoir compris ce qu'il doit faire.

Et si vous ne savez pas encore ce que vous voulez ?

C'est le cas le plus fréquent. Beaucoup de projets commencent par « je sens que ça ne va pas, mais je ne saurais pas dire quoi ».

Écrire aide à y voir clair. C'est pour cela que je prépare un outil gratuit en ligne : il vous pose les bonnes questions, une par une, et vous repartez avec un document à garder, à utiliser ou à me confier. Il ouvre en novembre, et les préinscriptions sont ouvertes.

À retenir

  • Un projet qui dérape a presque toujours commencé sans objectif écrit.
  • Cinq questions suffisent pour démarrer : à quoi ça sert, pour qui, quel problème, quelles actions, et ce qui n'en fait pas partie.
  • Pour un site comme pour un outil, on clarifie d'abord et on construit ensuite.

Si vous avez un projet en tête, même flou, vous pouvez réserver un échange de 30 minutes. On regardera ensemble par où commencer.

Et vous ?

Un projet à clarifier avant de construire ?

Outil métier sur-mesure ou site à refondre : on commence par un échange pour poser votre besoin noir sur blanc. Sans engagement, et sans jargon.

Parlons de votre projet